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Safin, le dernier « Tsar » des circuits
Marat Safin a mis un terme à sa carrière en s’inclinant hier au deuxième tour du tournoi de Paris-Bercy, face à Juan Martin Del Potro (6-4, 5-7, 6-4). Le Russe quitte les courts à 29 ans, avec les clés du POPB (Palais Omnisport Paris-Bercy), dont il reste le « Tsar » incontesté. Un géant du tennis mondial part, mais son souvenir restera à coup sûr dans l’histoire.

Marat Safin met un terme à sa carrière à Bercy, son tournoi fétiche.
Le « bad boy » des courts a tiré sa révérence professionnelle. Marat Mikhailovitch Safin, l’un des plus grands talents du circuit tennistique, met un terme à sa carrière à Paris, devant un public totalement acquit à sa cause et quelques joueurs encore en activité ou non, venus saluer le champion. Un artiste au caractère bien trempé, capable de coup de génie, comme de coups de folie, avec qui les foules se sont levées et dont les raquettes ont souvent pliées.
Loin de son meilleur niveau depuis quatre saisons et sa victoire à l’Open d’Australie en 2005, Safin laisse la sensation de ne pas avoir réussi à exploiter au maximum tout son talent. Souvent blessé et victime des ses sautes d’humeur, le Russe reste néanmoins l’un des joueurs les plus populaires du circuit. Il vivait ses matches comme personne et n’hésitait pas à montrer ses émotions sur les courts. Un tempérament qui a peut-être desservi son tennis, mais qui lui a donné une aura que d’autres non pas.
Au-delà de son caractère bien trempé, Marat est pétri de qualités. Grand, mobile et puissant des deux côtés, Safin a toutes les caractéristiques des meilleurs joueurs de la dernière décennie.
En 2000 il atteint même les sommets qui lui étaient promis. Il remporte l’U.S. Open à seulement 20 ans, en terrassant Pete Sampras sur ses terres (6-4, 6-3, 6-3) et devint du même coup numéro 1 mondial. Cette année fût aussi celle de son premier titre à Bercy, son tournoi fétiche, qu’il remporta 3 fois (2000, 2002, 2004), un record qu’il détient avec Boris Becker.
C’est donc tout naturellement que la carrière de Marat Safin s’arrête à Paris. Dans la ville où il avait pris son envol en 1998. Cette année là, il est devenu l’un des chouchous du public parisien, devant lequel il avait sorti successivement André Agassi puis Gustavo Kuerten du tournoi de Rolland-Garos. L’intéressé le confie lui-même : «il aurait été difficile de trouver un meilleur endroit pour s’en aller. Tout a commencé en France pour moi et tout s’y termine.»
Marat Safin en bref :
- Né le 27 janvier 1980 à Moscou, 1,93m, 88kg
- Droitier, professionnel depuis 1997, 689 matches
- numéro 1 mondial pendant neuf semaines entre novembre 2000 et avril 2001
- 15 titres ATP en simple en 27 finales, dont deux tournois en Grand Chelem (US Open 2000 et Open d’Australie 2005) et 5 Masters Series (Canada en 2000, Paris en 2000-2002-2004 et Madrid en 2004)
- 2 titres ATP en double en 6 finales : Moscou en 2007 avec Dmitri Tursunov et Gstaad avec Roger Federer en 2001
OL – OM : Victoire du football dans l’Olympico !
Dimanche soir à Gerland, « l’Olympico » est vraiment né. Avant le match on s’attendait à vivre le même type de rencontre que l’an passé, insipide et pathétique. Et puis dès la troisième minute de jeu et l’ouverture du score lyonnaise, tout a changé. Les joueurs se sont laissés aller, et pendant quatre-vingt dix minutes, la Ligue 1 s’est imposée comme la plus belle vitrine dont le football puisse rêver.

Ceci n'est pas un trucage, mais bel et bien le score de "l'Olympico". YP 2009
La soirée des excès. On pourrait la nommer ainsi tant les superlatifs sont de mise pour qualifier un match qui restera à coup sûr dans la légende du championnat de France. Dix buts en un match de Ligue 1, on osait à peine y croire. Et pourtant ils l’ont fait. L’OL et l’OM ont proposés un vrai et un beau spectacle qui, l’espace d’une soirée, nous aura fait oublié la tristesse d’un sport de plus en plus aseptisé. Dimanche soir il n’y avait pas de calcul, de tactique ou de peur, mais de la folie, du talent, de l’instinct et des erreurs. Tous les ingrédients nécessaires pour vivre un instant magique, pour les spectateurs. Les entraîneurs, eux, ont du passer une bien mauvaise soirée. Mais finalement, tout le monde s’en fou. Pour une fois les footeux ont eu ce qu’ils voulaient : du football.
On avait fini par oublier ce qu’était vraiment ce sport. Quatre-vingt dix minutes où l’on peut passer par toutes les émotions. De l’ennuie à l’euphorie, de la déception à la satisfaction, de la tristesse à la liesse. Dimanche on a vécu tout ça. Pour autant tout n’était pas parfait à Gerland. Deux défenses perméables, voir absentes. Deux gardiens internationaux déjà à Croke Park, voir en Afrique du Sud. Et deux entraîneurs lâchés par leurs joueurs, voir oubliés de tous. Cependant, mise à part les intéressés, personne ne s’en plaindra, on attendait que ça.
Tout le monde connaît le film de la soirée, mais un petit résumé s’impose, juste pour le plaisir.
Après avoir rapidement ouvert le score par Pjanic (1-0 à la 3e), L’OL mène et domine toute la première mi-temps, malgré l’égalisation de Diawara (1-1 à la 11e), avant le but de Govou (2-1 à la 14e). Cheyrou avec l’aide de Lloris remet les deux équipes à niveau juste avant la pause (2-2 à la 44e). Pas mal, mais rien de bien exceptionnel, encore que …
Au retour des vestiaires c’est l’OM qui prend rapidement les commandes du match avec la superbe demi-volée extérieur pied droit de Koné (2-3 à la 48e). Puis Brandao croit donner la victoire aux siens à dix minutes de la fin de la rencontre (2-4 à la 79e). Mais s’était sans compter sur l’infatigable Lisandro qui remit immédiatement les siens dans la course (3-4 à la 81e), avant qu’un autre Argentin, Heinze, ne provoque un penalty malheureux en touchant le ballon de la main. Lopez le transforme et inscrit son premier doublé de la saison en Ligue 1 (4-4 à la 84e). L’OL revient de loin et l’OM s’écroule en encaissant un cinquième but sur une action « barcelonesque » de l’avant-garde lyonnaise, conclut par Bastos, entré en jeu quelques minutes plus tôt (5-4 à la 90e). Gerland croit au miracle, jubile, et se dit que Lyon va sortir victorieux d’une des plus belles rencontres de la décennie, voir du siècle. Seulement les Marseillais ne sont pas de cet avis et arrachent le nul in extremis sur un c.s.c de Toulalan (5-5 à la 92e). Tout simplement magique.
Au final certains diront que l’OM a perdu deux points en encaissant trois buts en dix minutes. D’autres mettront en avant le retour quasi improbable des Lyonnais alors qu’ils étaient complètements dépassés en seconde période. Ou alors la force de caractère d’un OM capable de revenir dans les tout derniers instants après avoir vécu l’enfer du diable Lisandro. Peut importent les analyses, c’est tout simplement du jamais vu dans un match entre prétendants au titre, et pour une fois c’est le spectateur qui en est sorti vainqueur.
On en redemanderait bien un peu. Car cette rencontre avait comme un petit goût de reviens-y qui fait souvent défaut dans le football d’aujourd’hui.
13è journée de Ligue 1 – Présentation OL
Dépossédés du titre de champion de France par Bordeaux l’an passé, les Lyonnais ont fini par chuter après avoir étouffés la Ligue 1 entre 2002 et 2008. Pour la première fois depuis 8 saisons, Lyon n’a plus la pression du champion sur les épaules. L’OL a même repris du poil de la bête et ne cache pas son envie de reconquérir sa couronne.

L'OL souhaite reconquérir le tire.
Il fallait bien que ça arrive un jour. Juninho et Benzema sont partis. Le Brésilien, véritable symbole de l’hégémonie lyonnaise et l’attaquant vedette des Gones auraient pu laisser un vide. Mais le recrutement estival a vite rassuré les supporters de l’OL. Aly Cissokho, révélation de la Ligue des Champions avec Porto a hérité du côté gauche de la défense. Devant lui, Bastos est arrivé de Lille où il avait été impressionnant l’an passé (14 buts, 9 passes décisives). Sur le front de l’attaque, la panthère des verts, Bafétimbi Gomis et le buteur Argentin Lisandro Lopez, plus gros transfert de l’histoire du club (24 millions € + 4 millions € de bonus éventuels), sont les nouveaux artilleurs Lyonnais.
Claude Puel a donc à sa disposition un effectif pléthorique et talentueux qui tourne déjà quasiment à plein régime. Néanmoins les Gones ne sont pas épargnés par les blessures depuis le début de la saison. Notamment en défense où Toulalan est régulièrement obligé de combler les brèches.
Actuellement 2e du championnat, à 2 points du champion girondin, l’équipe de Jean Michel Aulas est bien installée dans le haut du classement. Un temps en difficulté avec 2 défaites consécutives en Ligue 1, les Lyonnais ont rectifié le tir lors de la dernière journée en allant s’imposer chez l’ennemi stéphanois. Cette saison Lyon semble rugir de nouveau, mais peut-être pas encore suffisamment pour effrayer la meute…
Moussa Sissoko : La pépite du TFC

Moussa Sissoko, la pépite du centre de formation du TFC.
Il est l’une des révélations française de l’année ! Véritable pièce maîtresse du TFC, le milieu de terrain d’origine malienne, Moussa Sissoko, n’en fini plus d’impressionner. A 20 ans, il est l’un des plus grands espoirs du football français et son début de saison laisse présager une belle et longue carrière au natif du Blanc-Mesnil.
Sissoko a fait toutes ses classes à Toulouse, où il est arrivé en 2002 à l’âge de 13 ans, jusqu’à découvrir l’élite avec les violets en 2007. Quelques semaines plus tard, la veille de ses 18 ans, il participe à la League des Champions face à Liverpool. Dès lors, Moussa multiplie les apparitions avec le TFC. Il s’impose rapidement comme un élément incontournable au milieu, tant avec son club qu’avec les différentes équipes de France de jeunes.
Souvent décrit comme étant un garçon humble et travailleur, le numéro 22 des violets accroît son volume de jeu d’années en années. Son impact physique reste son principal atout, mais sa vitesse, sa faculté à se projeter vers l’avant et sa technique en font pâlir plus d’un. Sissoko est pétri de talent et prouve cette saison qu’il est aussi un redoutable finisseur, avec 4 réalisations, ce qui fait de lui l’actuel meilleur buteur du TFC.
Sélectionné à 2 reprises avec l’Equipe de France A, Moussa Sissoko se rapproche peu à peu de son rêve : participer à la Coupe du Monde 2010 avec les bleus. S’il poursuit sa progression avec autant de brio, sa présence dans le groupe devrait être une évidence. Mais la saison est encore longue, et la France n’est toujours pas qualifiée.
12è journée de Ligue 1 – Présentation TFC

Quand Gignac va, Toulouse va ...
Brillant la saison passée, le TFC doit désormais confirmer.
Surprenant quatrième du dernier exercice, les hommes d’Alain Casanova sont aujourd’hui considérés comme de redoutables outsiders. D’autant qu’en s’appuyant sur son centre de formation et en gardant leurs pépites Moussa Sissoko et surtout André-Pierre Gignac, Toulouse a encore des arguments à faire valoir cette saison.
Le TFC a choisit la stabilité pour enchaîner. Le club de la ville rose s’est fait discret sur le marché des transferts avec seulement deux renforts notables cet été. Yohann Pelé, en remplacement de Cédric Carrasso parti à Bordeaux et Paulo Machado chipé à Saint-Etienne, où il avait été prêté par Porto. Seule perte sèche de l’équipe, Jérémy Mathieu parti à Valence.
Le TFC 2009/2010 est donc sensiblement le même que celui de l’an passé et les Olympiens devront être vigilant ce samedi, même si Toulouse ne tourne pas encore à plein régime. 13e attaque de Ligue 1 avec 10 buts inscrits, les Toulousains restent dépendant d’ André-Pierre Gignac, en manque de réussite avec son club.
Heureusement, la deuxième meilleure défense du championnat derrière Rennes, mais à égalité avec Bordeaux, sauve les meubles. 11e avec 14 points, Toulouse attend le réveil du meilleur buteur de l’an dernier pour enfin décoller. Mais pour en avoir fait les frais après sa troisième place en 2007, le TFC le sait, le plus dure est toujours de confirmer.
Moto GP : on prend les mêmes et on recommence

- Valentino Rossi sera une nouvelle fois l’homme à battre cette saison.
La saison 2009 de moto GP s’ouvre ce weekend, en nocturne, à Losaï, au Qatar. Même si la crise financière à fait des dégâts à l’intersaison, avec notamment la disparition de l’équipe officielle Kawasaki, la lutte pour le titre s’annonce tout de même palpitante.
Comme chaque année, l’octuple champion du monde, Valentino Rossi sera l’homme à battre. Ebranlé en 2006 et 2007, le pilote yamaha a récupéré sa couronne mondiale l’an dernier. Mais cette année encore, le danger devrait venir d’Honda et de Ducati pour le docteur.
L’australien Casey Stoner, champion du monde en 2007, voudra mettre à mal la domination annoncée de Rossi avec sa Ducati. Même combat pour l’espagnol Dani Pedrosa et sa Honda. Arrivée sur le plateau en 2006 comme concurrent numéro 1 du maitre italien, le prodige espagnol peine à confirmer. La faute à des blessures à répétition.
Randy De Puniet sera quant à lui le seul représentant français cette saison après le départ de Sylvain Guintoli pour le Superbike anglais. L’objectif pour lui sera de décrocher un podium sur l’une des 17 épreuves que compte le championnat.
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